Prépare ta tasse de thé, ton plaid préféré ou ton petit coussin intérieur, parce que voici le 3ème épisode !
Les montagnes russes émotionnelles sont mon moyen de transport préféré
Alors voilà.
Hier j’étais bien. Genre vraiment bien.
Alignée, centrée, presque éclairée façon petite nonne zen dans un monastère scandinave.
Et puis ce matin, sans prévenir : effondrement émotionnel total.
Une vague de tristesse venue de je-ne-sais-où (peut-être du cœur de la Terre, qui sait ?) m’a prise en traître entre le dentifrice et la chaussette gauche.
Bienvenue dans la météo intérieure d’une hypersensible non linéaire.
Un jour soleil. Le lendemain tornade existentielle. Et entre les deux : des nuances subtiles de WTF je ressens quoi là ?
Tu veux une explication logique ?
Désolée, ici c’est l’univers poétique.
Dans ce corps (le tien, le mien), il y a un radar émotionnel affûté comme une lame de lumière.
Ce radar capte tout. Les chagrins refoulés. Les tensions atmosphériques. Les humeurs des gens à 12 km à la ronde. Le souvenir d’un truc qu’on a dit de travers en 2004.
Et nous voilà : bouleversés sans mode d’emploi.
Le monde dit : « Gère-toi »
Mais toi, tu vis un tsunami silencieux à l’intérieur.
Tu veux respirer, mais tout est serré.
Tu veux te raisonner, mais ton âme a déjà mis de la musique triste.
Tu veux t’activer, mais ton corps veut juste s’enrouler comme un escargot traumatisé.
Et tu culpabilises.
Parce que « t’as pas de raison ». Parce que « tout va bien ». Parce que t’as une vie correcte, un toit, des gens, du thé bio et des plantes qui survivent.
Mais ton intérieur hurle un truc plus profond, plus vrai, plus ancien.
Et ce cri, tu ne peux pas le nier.
Hypersensible : ça ne veut pas dire fragile
Ça veut dire que tu vis tout sans filtre.
Tu vis l’amour comme un vertige.
La beauté comme une extase.
La déception comme une déchirure.
Et l’injustice comme une brûlure dans l’âme.
Mais dans tout ça, tu deviens lucide.
Tu vois ce que les autres ne regardent pas.
Tu entends ce qui n’est pas dit.
Tu ressens ce qui est nié.
Et oui, parfois tu t’écroules. Mais ton écroulement est sacré. C’est le moment où ta carapace fond, et où ton vrai cœur peut respirer à nouveau.
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise…
« Tu as le droit d’avoir une journée où rien ne va. Tu as le droit de ne pas savoir pourquoi tu pleures. Tu as le droit de t’écouter, même si le monde te dit le contraire. Tu as le droit d’être douce avec toi, surtout dans ces moments-là. »Alors je te le dis. Et je me le redis à moi aussi.
Le remède ? (Spoiler : ce n’est pas de "se calmer")
C’est de t’accueillir.
Toi et ta mer intérieure.
Toi et ta lumière changeante.
Toi et cette immensité qu’on appelle parfois “trop”, mais qui est en fait ton humanité immense.
Si un jour tu doutes, reviens ici.
Je t’écrirai encore. Pour que tu saches que ton intensité n’est pas un défaut, mais un cadeau.
Et que même au creux de la vague, tu es toujours une bénédiction pour ce monde.
💙 Avec toujours un kleenex, un fou rire et une âme un peu humide,
Aurableue (qui commence à aimer ses craquements autant que ses élans)
