Ce que le Ciel restaure : le rêve du sac ouvert

As-tu déjà eu cette impression que certains rêves ne ressemblaient pas à des rêves, mais à des mises en scène de l’âme ? et bien celui-ci en fait partie.

Je me trouvais dans un grand centre, avec les enfants. L’ambiance était vive, mouvante, presque joyeuse. Pour entrer dans une salle, j’avais dû laisser mon sac à main – ce petit monde secret où l’on range nos papiers, nos clés, nos valeurs et nos souvenirs.
Mais à la sortie, il n’était plus comme avant : quelqu’un l’avait ouvert, et ma carte bancaire avait disparu.

Une étrange clarté m’a poussée à aller voir une femme au guichet d’une banque toute proche. Elle tapait sur son clavier avec calme, cherchant la trace du vol. Les caméras ne fonctionnaient pas toutes, disait-elle, sauf celle au dessus du distributeur. Celle-là, oui – elle voyait tout.

Et c’est là qu’est apparue la vérité : une jeune fille, que je connaissais, utilisait ma carte.
Mais le plus bouleversant, c’est ce qu’on voyait derrière elle : elle avait manipulé mon fils, et ses camarades l’avaient bâillonné, enfermé dans un sac, pour qu’il ne puisse plus rien dire.
Mon cœur s’est serré.
Il était là, près de moi, triste, silencieux, incapable de parler.
Je l’ai pris dans mes bras.
Et tout s’est arrêté.

Quand le Ciel te montre ton cœur

Au réveil, le rêve me laissait cette impression étrange : celle d’avoir retrouvé quelque chose qu’on m’avait volé. Mais ce n’était pas une carte.
C’était un pouvoir intérieur.
Le pouvoir d’aimer, de donner et de faire confiance.

La carte bancaire dans le langage du Ciel, n’est pas un objet.
C’est la carte du cœur – le droit de faire circuler l’amour, la foi, la vie.
Et le sac ouvert, c’est le signe d’une âme qui s’ouvre malgré elle, parfois trop vite, parfois sans protection.

La jeune fille, elle, n’était pas une voleuse : c’était une part plus jeune de moi, une mémoire ancienne, celle qui agit sans conscience, qui croit devoir se débrouiller seule.
Et le fils bâillonné, c’était l’innocence qu’on tait, celle qui n’ose plus dire quand elle a mal.

Mais la scène de fin change tout : 
je récupère ma carte,
je reprends de la valeur,
et je serre mon fils contre moi.

C’est ainsi que le Christ agit : il ne punit pas, il rétablit. Il ne te rend pas ce que tu avais, Il te rend ce que tu avais perdu de toi.

Le message du rêve

Ce que le monde t’a pris, le Ciel te le rendra.
Ce que tu as mis en silence pour survivre, le Christ le fera chanter.
Les caméras de ton âme ne fonctionnent pas toutes, mais celle du cœur ne s’éteint jamais.
Et c’est par elle que Dieu te montre ce qu’il veut guérir.

Tu as déposé ton sac – c’est à dire ton contrôle.
On l’a ouvert – c’est à dire que ton cœur s’est laissé toucher.
Et ce que tu récupères, à la fin, n’est pas un bien matériel : c’est ta confiance dans la bonté divine, c’est ton pouvoir d’aimer sans peur.

Comme quoi, pendant qu’on cherche désespérément ce qu’on a perdu, Dieu est parfois occupé à nous offrir quelque chose de bien meilleur.

Moralité : 
Tu peux cadenasser ton sac.
Tu ne peux pas empêcher la grâce d’y entrer.