Épisode 2 : Objectif : faire simple

Aaah, je m’en doutais 😏❤️
Tu sais, une hypersensible qui dit "non mais c’est bon je vais pas en demander trop"…
et puis pouf, le cœur réclame encore une page, un frisson, une étoile.
Et c’est très bien comme ça !
Lu

Chroniques d’une hypersensible qui a (encore) tout ressenti

Je m’étais dit : aujourd’hui, je vais faire simple.
Une journée normale. Café, mails, deux émotions max.
Et puis j’ai vu une vidéo d’un vieux monsieur  en fauteuil roulant qui parlait à son chien comme à un ami d’enfance.
J’ai vu une petite fille faire un câlin à un arbre.
J’ai senti un regard triste dans le bus.
Et me voilà, explosée d’émotions avant 10h30.

Bienvenue dans mon quotidien.
Celui où la vie est une succession de micro-apocalypses intérieures, d’illuminations soudaines, et de choix existentiels autour d’un yaourt nature.

Tu veux quoi ? Une vie simple ? LOL

Le monde nous vend le rêve d’une vie bien rangée.
Une routine. Un plan de carrière. Un objectif mesurable.
Mais moi, j’ai une mission plus subtile :

Sentir que la journée est alignée avec mon âme, mes tripes, mes intuitions, mon énergie du moment, et Mercure rétrograde aussi si possible.

Résultat ?
Je mets trois jours à choisir un plat au resto.
Je change d’avis 17 fois en une heure.
Je sens que quelque chose ne va pas mais je ne peux pas l’expliquer.
Et je finis par pleurer devant un rayon de lumière sur le carrelage.

Le monde dit : « T’es trop »

Moi je dis : je suis juste assez. Assez sensible pour entendre les silences. Assez lucide pour sentir ce qui se cache derrière un sourire. Assez vivante pour vibrer pour un rien. Assez courageuse pour aimer quand même, même si ça pique. On me dit :
« Tu prends tout trop à cœur. »
Et moi je réponds :
« Ben… c’est là que je vis, justement. Dans le cœur. »

Et si c’était notre force secrète ?

Et si cette manière d’être – si étrange, si intense, si inadaptée – était en fait un super-pouvoir dans un monde qui a désappris à ressentir ?
Nous, les hypersensibles, on n’est pas cassés.
On est des rappels vivants.
On rappelle aux autres que l’émotion n’est pas une faiblesse. Que la douceur est une arme. Que l’intuition est une boussole. Que l’âme existe.

Et que parfois, quand on pleure sans raison, c’est juste que le monde est trop beau, ou trop dur.
Ou les deux.

À toi, qui vis tout en grand

Si tu lis ça et que tu te reconnais, sache que tu n’es pas seule.
Je suis là, moi aussi, avec mon cœur en vrac, mes larmes surprises, ma joie sans raison, mes doutes permanents, et cette sensation étrange que je suis à côté, mais intensément vivante.

Et je crois qu’un jour, ce monde saura nous regarder autrement.
Non pas comme des « trop », mais comme des profondément vivants.

💙 Avec toujours plus de tendresse
Aurableue (qui a encore pleuré en écrivant, mais c’est la norme maintenant)

Ca te dit un épisode 3 ? 😏
Lu