Résultat : j’ai bafouillé, transpiré, et envoyé un emoji cœur en panique.
Tout avait bien commencé.
J’avais décidé de poser mes limites.
Parce que c’est important, les limites.
C’est spirituel. C’est sain.
C’est ce que disent tous les comptes Insta de développement personnel illustrés en beige.
Alors voilà, on me propose un truc qui me met moyen à l’aise.
Et là, je me dis :
« C’est TON moment. Dis NON. Sois alignée. Sois souveraine. Sois Beyoncé avec une aura lavande.»
Ce que j’ai dit :
« Écoute, je crois que je ne vais pas pouvoir… enfin, je suis pas sûre… mais bon, si vraiment t’as besoin, je peux quand même…»
Ce que je ressens ensuite :
- Coupable.
- Coupée en deux.
- Assoiffée émotionnellement, comme si j’avais bu un smoothie à la honte et au doute.
Symptômes post-”non”
- J’ai chaud, mais que sous les bras.
- J’ai re-joué la scène 14 fois dans ma tête.
- J’ai envoyé un message pour dire :
«Coucouuu 😅 j’espère que j’ai pas été trop sèche 😭❤️❤️❤️»
Bref : j’ai dit non avec la grâce d’une méduse sous anxiolytiques.
Réflexion spirituo-névrotique
Pourquoi c’est si dur de dire non ?
Parce qu’on veut pas blesser.
Parce qu’on ressent l’autre. Fort. Trop fort.
Et que dans notre monde intérieur, un “non” peut ressembler à un abandon, un rejet, une trahison karmique.
Sauf que…
Dire non, c’est aussi dire oui à soi.
Et ça, c’est pas de l’égoïsme.
C’est de l’écologie émotionnelle.
Moralité (de mon moi du futur)
Dire non, ça s’apprend.
En bafouillant. En tremblant. En s’excusant trop, puis moins.
Mais surtout, en se rappelant qu’on n’a pas besoin d’être aimée par tout le monde,
juste respectée par soi-même.
💙 Et voilà. Un petit “non” maladroit… mais un grand pas pour l’estime de soi.
(Spoiler : on va parler de la galère d’avoir une vie intérieure ultra-profonde...
dans un monde qui veut juste qu’on réponde “ça va, et toi ?”) 😅
