Episode 1 : Et les autres, ils vivent comment ?

Kikoo ! tu t'apprêtes à lire le 1er épisode de mon journal personnel.
Celui d'une hypersensible un peut trop connectée (même sans wifi)✨
Lu

« Et les autres, ils vivent comment ? »

Il y a des jours où je regarde les gens autour de moi – ces gens qui prennent des décisions comme on choisit une pizza, qui dorment après une dispute, qui changent de job comme de chaussettes – et je me demande sérieusement : suis-je issue d’une autre planète ?
(Genre Saturne, mais en version sensible et avec de l’encens.)

Depuis toute petite, j’ai cette sensation. Celle d’être différente. Comme si j’avais été branchée à une fréquence subtile que personne n’écoute, ou pire, que tout le monde fuit. Alors, récemment, j’ai mis un mot là-dessus : hypersensibilité. Ah, le soulagement ! Un mot pour dire :

« Tu n’es pas folle. Juste… finement accordée. »

Mais alors, j’ai eu envie de comprendre. Parce que je suis gentille, sensible, et aussi un peu curieuse (et légèrement obsessionnelle sur les bords) : comment font les autres pour vivre aussi sereinement ?

Les autres, version 1.0 : mode économie d’émotions activé

Spoiler : les autres n’ont pas un super-pouvoir. Ils ont juste un système nerveux filtrant. Ce qui veut dire que quand toi tu entres dans une pièce et que tu captes l’angoisse du ficus dans le coin gauche, eux, ils se demandent s’il y a du café.
Quand toi tu ressasses une phrase maladroite pendant trois jours avec analyse symbolique, énergétique et karmique, eux ils disent : “Ah bon ? Je l’ai dit, ça ?”

Ils ne sont pas insensibles. Juste… moins traversés. Ils fonctionnent en mode « ça passe ou ça casse », pendant que toi, tu t’es arrêtée à la première vibration de travers pour vérifier si tout le système émotionnel était encore en paix.

Et moi, je fais comment dans tout ça ?

Eh bien toi, tu ressens tout. Tu ressens trop, même quand tu souris. Tu pleures en écoutant une pub. Tu sens les tensions familiales avant que les gens ne s’en rendent compte. Tu es touchée par une lumière sur un mur, un mot oublié, un silence bizarre, une feuille qui tombe avec grâce.
Et parfois… ça t’épuise. Tu te demandes :

« Est-ce que je suis faite pour ce monde ? »

Spoiler 2 : non, pas pour ce monde-là. Mais pour en créer un nouveau. Un monde avec de la délicatesse, de la nuance, de l’âme. Et une tasse de thé, aussi.

Carte intérieure d’une hypersensible qui en a marre de se perdre

Allez, comme j’aime bien les cartes (et que Google Maps n’a toujours pas l’option « hypersensible perdue dans une société trop bruyante »), j’ai noté quelques repères essentiels :

  1. Ce que tu ressens est vrai, même si c’est « trop ». Valide ton GPS intérieur.
  2. Tu as besoin de calme. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une condition de survie.
  3. Tes liens profonds te nourrissent. Les relations tièdes, c’est non.
  4. Tu avances lentement, mais sûrement. Les décisions en 30 secondes ? Très peu pour toi.
  5. Ton monde intérieur est sacré. Mais souviens-toi de revenir dans le réel (et de boire de l’eau).
  6. Tu n’as rien à prouver. Ta sensibilité est déjà un message en soi.

En vrai, t’es pas en retard. T’es en profondeur.

Tu n’es pas ici pour aller vite. Ni pour cocher des cases. Tu es là pour ressentir, aimer, comprendre, et parfois juste… être. Même si ça tremble. Même si ça déborde. Même si ça n’entre dans aucune case du monde « classique ».

Tu es venue avec un cœur immense, une antenne cosmique, et probablement une playlist Spotify un peu trop émotionnelle. Tu es venue rappeler aux autres ce que c’est que d’avoir une âme.

Alors respire. Prends soin de toi. Et si tu te sens seule… sache qu’on est plein comme toi. On se reconnaît dans les silences, dans les regards, dans ces instants suspendus où tout fait sens.

💙 Avec tendresse 
Aurableue, (qui pleure devant les nuages roses et les cœurs d’aubergines coupées en deux)

Si un jour tu veux une suite, il y a l'Episode 2.
Prends soin de toi, belle âme sensible.
Ton monde est précieux.
Lu