(et je t’envoie un plaid énergétique en bonus, au cas où tu lirais ça allongée dans un lit émotionnel).
...et j’ai besoin de deux jours de silence et d’une infusion de paix intérieure.
Je me lève.
Je sors dans le monde.
Et BIM.
En l’espace de 3 heures, j’ai :
- capté la tristesse d’un inconnu dans la rue,
- ressenti la colère refoulée de la boulangère (elle a pas digéré un truc en 2004, je crois),
- absorbé la frustration d’un couple dans une file d’attente,
- fait une mini-crise existentielle en voyant un pigeon seul sur un toit.
Et là, mon corps dit :
« STOP. Trop d’infos. Je me mets en mode larve poétique »
Ma tête vs mon système nerveux
Ma tête : “Faut que je sois productive.”
Mon système nerveux : “Ou alors tu t’enroules dans une couverture et tu ne parles à personne jusqu’à mardi.”
Spoiler : c’est la couverture qui gagne.
Parce que l’hypersensibilité, c’est pas "juste" ressentir fort.
C’est aussi :
- scanner tout ce qui se passe autour sans le vouloir,
- absorber des émotions qui ne sont même pas à nous,
- être traversée par des vagues qu’on ne peut pas nommer,
- et ensuite… devoir expliquer à son entourage pourquoi on ne peut pas sortir “juste pour un verre tranquille” 😅
(Non, Olivier, c’est pas que je suis antisociale.
C’est que mon âme vient de faire un marathon émotionnel à jeun.)
C’est comme avoir une peau fine autour du cœur.
Chaque énergie passe.
Chaque regard touche.
Chaque ambiance pèse.
Et au bout d’un moment, faut vider la mémoire tampon émotionnelle.
(Et boire une tisane de camomille céleste.)
Moralité :
L’hypersensible n’est pas faible.
Elle est fine.
Elle est vaste.
Et parfois… elle est fatiguée.
Alors elle choisit le silence.
Pas pour fuir le monde.
Mais pour se retrouver dedans, entière.
Et pendant que les autres pensent qu’on se “repose”,
nous, on respire.
On guérit.
On recharge notre lumière.
